En 2006, trois épisodes de cyanobactéries ont frappé le lac des Îles dont deux majeurs durant la saison estivale.  Ceux-ci ont entraîné des avis de santé publique interdisant tous contacts, toutes utilisations et toute consommation de l’eau contaminée.

En 2007, la situation n’a pas encore pris de telles proportions.  En effet, des cyanobactéries se sont développées, mais en quantité insuffisante pour que l’on puisse parler d’un bloom.  Cela a tout de même donné lieu à une mise en garde de la part de la santé publique.  Cet avertissement demeurera en vigueur durant tout l’été et stipule qu’il faut éviter la baignade, la consommation et l’utilisation domestique de l’eau s’il y a un dépôt verdâtre ou bleuâtre à la surface du lac.  La mise en garde n’a donc pas la même ampleur que les avis de 2006 puisqu’elle laisse aux riverains et villégiateurs la responsabilité de juger si la qualité de l’eau est adéquate pour la pratique des différentes activités.  C’est pourquoi il est impératif de savoir reconnaître la présence des algues bleues.

Présentement, l’eau du lac est claire et ne contient pas suffisamment de cyanobactéries pour entraver les activités quotidiennes et récréatives.  Cependant, il est déconseillé en tout temps de consommer l’eau directement puisée du lac.  L’Association surveille continuellement l’état du plan d’eau et communiquera sur ce site toutes apparitions de bloom d’algues bleues.  Étant donné que le phénomène peut apparaître très rapidement, nous conseillons fortement à toute la population de demeurer alerte et vigilante.

En 2006

Le 14 juin dernier, la biologiste de l’Association, madame Annie Raymond, a détecté la présence de cyanobactéries dans le lac des Îles. Après avoir observé les cellules au microscope, Annie Raymond a vu qu’il s’agissait bel et bien d’algues bleues, plus précisément d’Anabena. Aux premières heures de la journée du 15 juin, une technicienne du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, madame Isabelle Dorion, s’est rendue sur le lac des Îles afin de prélever des échantillons d’eau qui ont été envoyés vers Québec pour être analysés. Le lendemain matin, une interdiction de baignade et de consommation de l’eau a été émise par la directrice de la santé publique, Dre Blandine Piquet-Gauthier. C’est alors que des mesures d’urgence ont été entreprises par les deux municipalités concernées par le problème, soit Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles et Mont-Laurier. L’épisode des cyanobactéries a grandement touché et inquiété la population. De nombreux riverains ont contacté l’Association pour avoir des détails sur le phénomène ou pour signaler la présence d’algues bleues dans leur secteur.

À partir du 19 juin, un comité spécial a été formé. Plusieurs intervenants spécialisés siégeaient sur ce comité : Annie Raymond, biologiste de l’Association ; André Benoit, président de l’Association ; Dre Blandine Piquet-Gauthier, directrice de la santé publique ; les maires des deux municipalités touchées par le problème, François Desjardins et Michel Adrien ainsi que le Dr Pierre Gfeller, directeur du CSSS des Hautes-Laurentides et Francine Laroche, également du CSSS. Le 24 juin, l’Association tenait sa journée d’information et de sensibilisation à la plage municipale. Cet évènement qui a lieu toutes les années et qui a pour but d’informer les gens sur la santé de notre lac s’est rapidement transformé en journée d’information sur les algues bleues pour les riverains inquiets. L’activité a connu un immense succès et près de 400 personnes y ont assisté.

Le 5 juillet dernier, les analyses ne démontrant pas suffisamment de traces de toxines cyanobactériennes dans l’eau, le lac a été rouvert pour la baignade et l’utilisation domestique, la consommation demeurant toujours proscrite. D’autres échantillons ont été prélevés par la technicienne du ministère et la biologiste de l’Association le 4 juillet dernier. Suite à l’obtention des résultats, l’interdiction de consommation d’eau a pris fin le 12 juillet.

Un deuxième épisode de cyanobactéries a débuté le 31 juillet dernier.  Le 3 août, la technicienne du MDDEP est venue prendre plusieurs échantillons des blooms.  La direction de la santé publique a émis un avis de prudence stipulant d’éviter de se baigner lorsque les cyanobactéries sont visibles et une interdiction de consommer l’eau du lac.  Le 17 août, il y eu un autre échantillonnage du MDDEP, mais la quantité d’algue bleues était encore trop grande pour lever l’interdiction.  L’avis de la santé publique est donc encore en vigueur à ce jour (29 septembre 2006).